Qu’est-ce qu’on sous-estime dans ton métier ?
On croit que je fais de la technique. En réalité, la plateforme est la partie facile. Le vrai métier, c’est d’aller chercher un commerçant qui a douze heures de journée derrière lui, de comprendre son commerce, et de faire à sa place ce qu’il n’aura jamais le temps de faire: photographier, décrire, publier, relancer. Un logiciel ne suffit pas. Sans quelqu’un au bout du fil chaque mois, rien ne se passe.
Qu’est-ce que tu refuses de sacrifier ?
L’accompagnement. Ce serait tellement plus simple de vendre un outil et de laisser les gens se débrouiller: c’est le modèle de presque tous les autres, et il est bien plus rentable. Je refuse aussi de prendre une commission qui mange la marge du commerçant. Et sur le plan personnel, je refuse de couper le lien direct: je veux continuer à avoir des commerçants au téléphone, même quand nous serons beaucoup plus nombreux.